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Pourquoi je n’arrête pas de revoir Avengers : Infinity War

Avengers : Infinity War regorge de trésors cachés et de cameos géniaux, sans être exempt de quelques défauts. Mais dans sa générosité comme dans ses errances, le film des frères Russo sonne comme le premier acte d’un aboutissement de la pop culture à laquelle il rend tant hommage. Voici 10 raisons pour lesquelles j’ai exulté devant cette épopée.

1 / ENFANCE. Tout d’abord car j’ai grandi en lisant des comics. L’ère Raimi/Singer puis l’époque Kevin Feige sont une bénédiction et un rêve qui se réalise : les héros qui m’ont vu et fait grandir s’animent à l’écran devant moi. Rien que ça, c’est déjà un bonheur, un fantasme que je n’aurais jamais rêvé, petit, voir s’accomplir un jour. Arriver en salle pour découvrir une nouvelle production Marvel, c’est déjà une excitation. Non pas nostalgique : il s’agit de l’excitation d’être témoin au présent d’un rêve devenu réalité. Rare. Bien sûr certaines de ces productions m’ont déçu, mais à chaque générique d’ouverture, lorsque les pages Marvel défilent de plus en plus vite, j’y crois.

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2 / NOMBRE. Infinity War est le film qui réunit le plus de super-héros. Non seulement Marvel nous a proposé des stand alones sur des personnages qu’on aime depuis l’enfance, mais désormais, ils se rencontrent de plus en plus sur grand écran (Spiderman Homecoming, Captain America Civil War, etc.). Encore une fois, c’est la preuve d’un grand respect de l’ADN des comics qui font se réunir en permanence les héros face à des ennemis communs ou même simplement s’opposer les uns les autres (Civil War et Avengers VS X-Men l’ont bien prouvé).

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3/ THANOSAu sein de cet univers immense, de nombreux vilains existent mais peu ont l’aura d’un Thanos. Son incarnation en numérique pouvait faire craindre le pire mais il faut reconnaître que la motion capture a donné naissance à certains des personnages les plus émouvants ou iconiques du cinéma. Et sans être aussi important pour le 7ème Art qu’un Gollum ou un César, Thanos est le démon le plus réussi de l’univers Marvel. Il fait preuve de sensibilité, tout en n’hésitant pas à assassiner ceux qui lui barrent la route ou à infliger des tortures à sa propre fille. Même si ses motivations ressemblent à celle de beaucoup de vilains (lui veut détruire la moitié de la population de toutes les planètes existantes, rien que ça), Thanos possède un charisme supplémentaire, cette larme à l’œil qui fait vibrer une toute petite corde et crée la juste dose d’empathie pour donner crédit à ses noirs desseins. Il est le Dark Vador de Marvel, sans hésitation.

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4/ INTRIGUES. Étant donné le nombre pléthorique de héros réunis à l’écran, le pari de les faire tous exister était quasi-impossible. Pourtant, une fois sorti de la salle de cinéma, subsiste cette impression d’avoir passé un peu de temps avec chacun d’entre eux, même si certains sont fatalement en retrait.

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5/ DECOLLAGE IMMEDIAT. Le film entre tout de suite dans le vif du sujet (on n’attend pas trois plombes pour être dans l’action). Dès le départ il faut accrocher sa ceinture, le rythme frénétique est lancé en cinq minutes (aussi bien en termes d’action que d’enjeux) et ça ne décélère plus ensuite. D’une efficacité assez redoutable ! Cette frénésie s’explique bien sûr par la densité de l’intrigue et des personnages à mettre en scène, mais ce n’est pas anodin non plus par rapport à beaucoup de films Marvel dans lesquels les installations sont généralement un peu longues. Là ça se bastonne d’emblée : le film affiche sa fonction cathartique sans s’en cacher une seconde ! Parce que c’est quand même d’abord pour ça que l’on va voir ces films, non ? Arrêtons de faire semblant ! Le spectateur des productions Marvel Studios veut s’en prendre plein la gueule. Infinity War affirme son rôle spectaculaire comme un étendard.  A une époque où le rôle du grand écran est en redéfinition, ce film apporte une réponse en proposant un show époustouflant, à ne surtout pas voir sur un petit écran. Infinity War a besoin d’espace pour exister…

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6/ ROMANCES. L’arc narratif entre Vision et La Sorcière Rouge est un arc des plus passionnants dans l’univers Marvel. On le retrouve ici, sans fioriture, déjà amorcé très délicatement dans Civil War. La beauté dramatique de cette relation est l’un des enjeux majeurs du film et les rares scènes entre les deux héros sont très réussies, dans une veine romantique assez inattendue. La relation entre Star Lord et Gamorra est tout aussi touchante…

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7/ DRAME. Infinity War est le premier drame total de la franchise Marvel. Il s’achève dans un déluge poétique où les héros sont rappelés à leur statut d’êtres irréels. Une fin aux cendres surprenantes, mais une fin qui n’en est bien entendu pas une puisqu’il s’agit d’un premier chapitre. On sait cet épilogue virtuel, mais entre la mélancolie et les morts qui s’empilent, l’intensité est là.

8/ EMBOITEMENTS. Marvel – tout comme DC – a construit depuis plus de 60 années un monde complexe et riche en histoires, lesquelles ont sans cesse des répercussions profondes sur l’univers en place dans les comics… Adapter, c’est forcément trahir certaines idées maîtresses mais les films respectent cette dynamique et ce système d’interactions entre les personnages, l’essence même de ce qui produit l’addiction à ces créations. Certaines thématiques abordées dans d’autres films Marvel trouvent leur conclusion ou leur prolongement dans Infinity War. La relation entre le jeune Peter Parker et Tony Stark est un exemple parfait. Pendant tout Homecoming, Parker veut devenir un Avengers à part entière avant de renoncer au dernier moment. Il court après Stark, un modèle pour lui qui n’a pas de père et qui a perdu sa figure paternelle (son oncle). Cette relation filiale est sans cesse rappelée par Stark qui intime à Spider-Man de rentrer chez lui comme un père qui ordonne à son fils de rentrer sagement à la maison.

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9/ EQUILIBRE. Un dosage fin et juste entre les combats, l’humour et une foule de sous-intrigues est très dur à trouver. Et j’ai autant ri que pris mon pied pendant les scènes de baston. Donc mission accomplie haut la main.

10/ ANNONCE. La scène post-générique, l’une des meilleures que l’on ait vue, annonce la suite et une piste plus qu’excitante pour les fans de la première heure. Le compte à rebours est lancé.

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