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Ecrans Noirs

Black Panther 3/4 : Reconfiguration d’un paradigme – Fugue

Moi, Yaële Simkovitch, suis convaincue de l’évidence de ces vérités:

Black Panther n’est pas un simple film c’est un évènement pop culturel historique.

Black Panther n’est pas juste une histoire de buzz, c’est une oeuvre ciselée, pensée, habitée, par ses auteurs.

Black Panther n’est pas une réussite simplement commerciale, c’est une réussite artistique.

La puissance de Black Panther n’est pas limitée à son propos identitaire, son message politique est universel.

La beauté de Black Panther va bien au-delà de son apparence, sa profondeur n’a d’égale que son authenticité.

Pourtant, la magie du Wakanda n’a pas conquis tous les coeurs. Alors il semblait nécessaire de décrypter pour vous tout ce que le film de Ryan Coogler m’inspire en réflexion, en sagesse et en jubilation grand-écranesque.

Symphonie en 4 mouvements.

(L’auteur vous conseille fortement de voir le film… notamment pour profiter pleinement de cet article rempli de spoilers).

3ème Mouvement – fugue analytique sur la prescription géopolitique de Black Panther

Le Wakanda fait rêver. Les femmes y sont fortes et respectées, les hommes y sont justes et réfléchis, du moins c’est ce qu’il y paraît. Comme toute allégorie politique qui se respecte, le royaume dont T’Challa est sur le point de prendre la tête reste une terre promise en devenir plutôt qu’une société parfaite et Black Panther a l’intelligence de nous montrer dès le début les limites de l’idéal. À commencer par les implications problématiques de son système gouvernemental royaliste qui ne permet un changement de leader que par combat rituel. Une tradition qui sous-entend la nécessité d’une supériorité physique et d’un acte de violence pour asseoir le pouvoir du roi. T’Challa semble accepter cet archaïsme sans hésitation et assure son autorité en triomphant de M’Baku, le chef de tribu qui tente de s’opposer à son ascension sur le trône. Seule l’apparition de Killmonger commence à déstabiliser ses convictions et remettre en cause l’admiration aveugle qu’il a pour son père et, par extension, pour les traditions qu’il représente.

« It’s hard for a good man to be king »

Le Wakanda tel qu’on le découvre n’est pas le modèle que le film défend. La leçon politique de ce récit est aspirationnelle : c’est du futur Wakanda qu’il faut rêver. Le pays qu’il deviendra sous l’égide de T’Challa, un roi exceptionnel, un roi juste, un roi tourmenté justement parce qu’il est un homme bon. Un roi dont le pouvoir n’est pas assuré par la violence. Au contraire, il parvient à vaincre Killmonger grâce à un comportement plein de respect, qui favorise la conciliation et la générosité. Grâce à sa clémence vis-à-vis de M’Baku, il est sauvé de la mort. Grâce à la force de sa relation avec les femmes de sa vie, qu’il respecte et écoute, il est ramené à la vie et à même de se battre. Nakia vole l’herbe magique, Ramonda exécute le rituel, Shuri lui rend son costume de Black Panther. Il a également gagné le soutien d’Everett Ross, pourtant agent de la CIA, et cela parce qu’il lui a sauvé la vie au risque de compromettre le secret du Wakanda. T’Challa se pense traditionaliste et reste longtemps préoccupé par son désir de ressembler à son père, mais il a commencé à changer la donne sans s’en rendre compte avant même de devenir roi.

C’est une thématique essentielle du film pour Coogler qui réitère l’opposition constante entre tradition et innovation tout au long du commentaire audio. Cette problématique et son implication politique sont verbalisées dans l’échange partagé par Okoye et Nakia après la mort présumée de T’Challa. Nakia, l’espionne, la justicière, celle qui s’infiltre dans les réseaux de trafiquants de femmes et de marchands d’ivoire, n’est pas prête à accepter la prise de pouvoir de Killmonger. Okoye, général des Dora Milaje, protectrice du roi, ne peut, par contre, imaginer trahir son devoir. La tradition est plus forte que son inclination personnelle pour la famille royale. Nakia défend sa position en professant son amour pour T’Challa mais aussi pour son pays. Okoye lui répond qu’elle doit donc servir son pays. Nakia rétorque qu’elle choisit plutôt de le sauver. Ce passage n’est pas innocent, il ne sert pas que le récit et le développement des personnages, il apporte aussi une pierre majeure à l’édifice de l’argumentation politique du film. La rébellion ou résistance nécessaire contre un gouvernement hostile est d’ailleurs une question omniprésente dans l’actualité politique américaine actuelle où l’administration Trump n’en finit pas de transgresser les limites de l’éthique et de la bienséance démocratique.

Racism isn’t getting worse, it’s getting filmed”

Mais la résonnance de la position de Nakia est également historique. La désobéissance civile était une stratégie au cœur de la lutte pour les droits civiques des années 50 et 60. Une pratique relativement efficace contre les lois ségrégationnistes du Sud mais dont l’impact était bien plus restreint sur les injustices comportementales et économiques du Nord du pays. Un constat frustrant, qui contribua à la fondation du Black Panther Party for Self-Defense en octobre 1966 à Oakland, en Californie. Une homonymie fortuite avec le super-héros apparu pour la première fois, quelques mois plus tôt, dans un album des Fantastic Four. Le Marvel de l’époque alla jusqu’à tenter de renommer T’Challa Black Leopard pour éviter toute association, mais le Marvel d’aujourd’hui semble nettement plus confortable avec cette connexion. Il faut dire que les débordements violents du Parti ont été oubliés avec les décennies, mais les injustices qu’il dénonçait, notamment la violence policière vis-à-vis des jeunes hommes noirs, continuent à proliférer et sont à présent vues, reconnues et déplorées par une population plus large que jamais. Une préoccupation qui s’est en partie généralisée grâce à l’émergence des smartphones et des réseaux sociaux, comme le résumait Will Smith il y a quelques années au cours d’une interview : “Racism isn’t getting worse, it’s getting filmed” (ndlr : Ce n’est pas que le racisme s’empire, c’est qu’à présent il est filmé).

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Ryan Coogler et Michael B. Jordan sur le tournage de Fruitvale Station (2013). © ARP Sélection

Cette conscience politique a apparemment atteint les bureaux de Marvel Studios, car leur choix de réalisateur, au-delà du talent de Coogler, était politiquement significatif. Le jeune artiste a prouvé qu’il était capable de faire honneur à une grande franchise en donnant un second souffle à Rocky Balboa avec Creed, mais c’est avec son premier film qu’il s’est fait un nom. Fruitvale Station a fait le tour des festivals en 2013, gagnant dès sa première diffusion le grand prix du Jury et celui du public à Sundance. Le film racontait les dernières vingt-quatre heures d’un jeune homme noir assassiné sur un quai de métro par un policier d’une balle dans le dos, alors qu’il était à terre, face contre le sol. Un film très personnel, sur la véridique mort d’Oscar Grant, jeune homme d’Oakland, de quelques mois l’aîné de Coogler, dans les premières heures de 2009. L’affaire avait poussé la population locale dans la rue face à l’injustice ressentie suite à l’instruction de l’officier coupable et au choc provoqué par les nombreuses vidéos de l’incident publiées sur internet.  

La tragédie reste compliquée à expliquer près de 10 ans après. Sur la vidéo, l’officier semble lui-même surpris par le retentissement du coup de feu, poussant certains à spéculer qu’il pensait avoir activé son taser et non son arme. L’image en reste bouleversante d’injustice, mais malheureusement de nos jours manque d’être exceptionnelle. Plus les cas similaires s’accumulent, plus il devient apparent que lorsque les officiers réagissent avec violence à des interactions qui auraient pu être bénignes, c’est souvent par peur. Associer inconsciemment à la couleur de peau des non-blancs des fantasmes de “sauvagerie” donne naissance à des peurs absurdes mais tangibles. Ce phénomène est l’un des symptômes les plus pernicieux du racisme internalisé. Coogler n’avait que 22 ans à la mort d’Oscar Grant et à peine 26 quand il réalisa son film, mais il avait déjà compris l’urgent besoin de déconstruire l’imagerie monolithique et persistante des Noirs dans les médias d’actualités comme de fiction, laquelle contribue fortement à l’endurance des préjugés dit “raciaux” (en américain dans le texte).

Coogler avait donc fait de son premier film une ode à l’humanité d’Oscar. En nous faisant vivre sa dernière journée, Fruitvale Station décidait de se concentrer sur sa vie plutôt que sur le drame de sa mort. Il rendait ainsi la tragédie finale plus spécifique, mais aussi forçait TOUS les spectateurs à voir l’injustice du regard porté sur Grant par son meurtrier. Une tentative de remédier au type de biais implicite qui pousse par exemple le système éducatif, notamment aux Etats-Unis, à traiter les enfants noirs dès leur plus jeune âge avec plus de sévérité. Un phénomène qui dévoile la nécessité criante de reconfigurer les modes de représentation de toutes les populations majoritairement malmenées par la fiction depuis des millénaires.

“Everybody dies. It’s just life around here”

La continuité n’est pas juste manifeste parce que Oscar Grant, comme Ryan Coogler et Killmonger, sont des natifs d’Oakland, mais aussi parce que c’est déjà à Michael B. Jordan que Coogler avait confié le rôle de Grant. Dans Black Panther, Jordan n’incarne plus l’injustice mais son résultat sur ceux qui survivent : la création d’une vision du monde dominée par la violence. Une violence dont les deux mamelles nourricières sont la méfiance et le secret. La méfiance car si on croit à une loi du plus fort, à un désir absolu et partagé par tous de dominer, alors chaque interaction est un danger, chaque inconnu est une menace, chaque « autre » doit être anéanti. Le secret car il est plus simple de se considérer assiégé, offensé, victimisé donc de fait justifié dans sa haine quand on refuse le dialogue et toute forme de parole. Il n’est ni ironique ni étonnant que cette taxinomie décrive parfaitement les soubassements du racisme. T’Challa le dit à Killmonger : « You want to see us become just like the people you hate so much. Divide and conquer the land as they did ! » (Tu veux que nous devenions comme ceux que tu détestes tant. Diviser et régner sur la terre comme ils l’ont fait). Killmonger semble être un innovateur mais il ne fait que reproduire le plus vieux schéma de l’histoire : un homme en colère qui préfère tout détruire que de re-construire. Il a appris de ses ennemis mais il est incapable de dépasser leur vision du monde.

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Erik Killmonger (Michael B. Jordan) et W’Kabi (Daniel Kaluuya). Ph: Film Frame .©Marvel Studios 2018

Ses modèles, c’est à l’Amérique qu’il les doit. À commencer par la réalité des rues dans lesquelles il a grandi, où « everybody dies. It’s just life around here.» (Tout le monde meurt, c’est comme ça la vie ici). Le jeune Erik Stevens a aussi bénéficié de la meilleure éducation militaire que les États-Unis ont à offrir : l’Académie navale d’Annapolis, le MIT, les SEALs et finalement la CIA. Une éducation qui ne lui a appris qu’à tuer, déstabiliser les gouvernements pour les conquérir et finalement à mourir. Sous la critique de l’oppression des Afro-américains se cache une critique plus générale de l’action militaire et politique des USA tout autour de la planète, une critique dans la ligne droite du sous-texte de tous les films du MCU qui dénoncent le complexe militaro-industriel. Car il est question de démilitarisation depuis le premier Iron Man et chaque film poursuit depuis la réflexion sur les conséquences – bonnes et mauvaises – de l’interventionnisme d’un « super-pouvoir » militaire.

« You’re gonna need all the help you can get »

Black Panther, là encore, ne se borne pas à pointer du doigt ou à critiquer, il offre une alternative, il ose être prescriptif et c’est là que le rôle de Everett Ross, parfaitement incarné par le toujours charmant et jamais inquiétant Martin Freeman, est fondamental. Des voix se sont élevées contre ce Blanc si facilement disposé à rendre service, qu’ils ont vu comme une forme de propagande pro-USA. D’autres se sont demandés si le personnage était finalement utile. Après réflexion, autant la disparition de Klaue est pertinente, lui qui pousse le vice de la réappropriation culturelle jusqu’à se comporter comme un wannabe rappeur sans goût, autant il n’est pas superflu de représenter « l’homme blanc ». Au contraire, il permet de créer un modèle d’engagement respectueux et positif. Chaque décision et réaction de Ross proposent une approche collaborative. Il fait d’abord démonstration de sa confiance (il invite les Wakandais à observer son interrogatoire), montre qu’il les considère avec le même respect et ayant la même valeur que lui-même (il n’hésite pas à se mettre entre une balle et Nakia), il reconnaît son ignorance (acceptant tout de suite la réalité du Wakanda), il suit sans chercher à mener (il ne résiste pas à Nakia quand elle l’emmène rejoindre la famille royale), il apprend à se taire (face à M’Baku), à ne pas être sans-gêne (Il finit par détourner le regard de la résurrection de T’Challa), il partage ses informations (il n’a pas peur de qualifier l’action de Killmonger comme typique de la CIA) et enfin il obtempère à un ordre qu’il ne comprend pas (il suit aveuglément les instructions de Shuri). Ce personnage fait très volontairement figure de mode d’emploi du parfait allié, ce qui n’a pas échappé à certains bloggers outre-atlantique.

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Shuri (Letitia Wright), Nakia (Lupita Nyong’o), Ramonda (Angela Bassett) et Everett K. Ross (Martin Freeman). Ph: Matt Kennedy ©Marvel Studios 2018

Black Panther a beau être un film de super-héros à grand spectacle, Coogler continue d’étayer le même discours, avec le mégaphone de MARVEL en bonus. Il ne déconstruit plus seulement le fantasme associé à l’homme noir américain du début du XXIème siècle – une projection qui le concerne directement -, mais également la place des femmes, l’héritage ancestral des récits guerriers et l’habituelle déresponsabilisation des hommes blancs.

« But in times of crisis… the wise build bridges… »

Ross incarne un départ possible des bonnes vieilles méthodes américaines, ironiquement personnifiées par Killmonger, dont l’héritage est d’ailleurs le même que le Wakanda, une vision du monde où le secret, la méfiance, la violence et la vengeance sont les passages obligés de la géopolitique. Curieusement, ce sont aussi les lieux communs de la fiction, à se demander si l’Histoire et les histoires ne se sont pas renforcées mutuellement des siècles durant, créant une obstruction mentale presque insurmontable à toute approche bienveillante des dynamiques internationales. T’Challa sert de proposition prototypique d’une autre façon de diriger, en choisissant l’honnêteté, la diplomatie, le pardon et finalement l’ouverture. La leçon qu’il apprend dans le film est que, contrairement à ce que les mouvements populistes et nationalistes semblent soutenir depuis toujours, le remède d’une société en crise n’est pas de fermer ses portes mais de les ouvrir en grand. Ironiquement, le pays africain souffre d’un mal que l’Europe a tendance à ignorer : sa responsabilité vis-à-vis des crimes du colonialisme. À la différence près que le Wakanda est coupable de passivité plutôt que d’agressivité. Un crime dévoilé et incarné par l’abandon de Killmonger, neveu du roi, représentant d’une vérité que T’Chaka préférait ignorer. T’Challa, lui, n’a jamais aucun doute quant à sa responsabilité vis-à-vis de son cousin. Il profère d’ailleurs au fantôme de son père : «  he is a monster of our own making » (c’est un monstre que nous avons créé). Une prise de conscience qu’on aimerait plus fréquente dans l’Histoire de nos nations.

Lors de ses derniers instants avec Killmonger, T’Challa devient le roi qu’il espérait devenir. Une fois la victoire assurée, son attention se détourne immédiatement de toute vengeance, de tout triomphe pour n’être que compassion. En offrant à Killmonger de voir le coucher de soleil alors qu’il se meurt, T’Challa montre son désir de réparation. Mais Erik, fruit de l’ancien monde, est aussi intransigeant que l’a été son oncle. Il ne veut pas renoncer à sa radicalité et, avec ses derniers mots, refuse l’offre du roi de tenter de le soigner. Il préfère le destin de ses ancêtres qui, plutôt que d’être enchaînés, ont choisi de mourir en sautant des bateaux qui les menaient vers une vie d’esclavage. Pour autant T’Challa ne renonce pas à sa volonté de réconciliation. Il s’agenouille devant le corps de son adversaire et croise les bras du mort comme ceux d’un pharaon. Puis la musique finit de redonner sa majesté à Killmonger, à travers la reprise du chant mortuaire que l’on découvrait au début du film. L’éléphant, que pleure Baaba Maal, est en fait une représentation symbolique du roi. Si au début du récit ce chant exprimait la perte de T’Chaka, ici il offre une légitimité posthume au règne de Killmonger. Sans le charisme de Michael B. Jordan, indispensable à l’ampleur tragique de son personnage, une telle réhabilitation aurait été impossible. Il parvient à provoquer l’empathie alors même qu’il incarne sans ambages la colère destructrice aux sources de tout radicalisme.

L’apaisement suite à sa mort montre que le salut et la libération ne passent pas par la radicalisation qu’il prônait. Cependant, T’Challa, malgré sa victoire, a appris de son cousin. La réconciliation finale n’amoindrit en rien les crimes de Killmonger, mais elle montre la sagesse de T’Challa, capable de voir la souffrance larvée dans sa violence. Une réalisation qui le pousse à détruire le schéma dont il a hérité en renonçant au secret, changeant ainsi le destin de son pays. La scène au milieu du générique de fin où T’Challa déclare ses intentions de coopération à l’ensemble des Nations Unies sert d’épilogue mais aussi de déclaration politique claire. On retiendra cette phrase, autant prescription morale que critique directe du gouvernement Trump : « But in times of crisis… the wise build bridges… while the foolish build barriers. » (Mais en temps de crise… les sages construisent des ponts… les écervelés construisent des barrières.)

Avant de servir l’humanité en général, T’Challa montre qu’il souhaite la servir en particulier, en ouvrant ce nouveau chapitre pour son pays là où 25 ans plus tôt le destin de Killmonger a été scellé. Il dévoile ainsi la richesse du Wakanda aux gamins d’Oakland, la ville où son cousin Erik Stevens a été abandonné, la ville des Black Panthers, la ville où Ryan Coogler a grandi, la ville où Oscar Grant a été tué.

Cet article fait partie d’une série. A lire aussi :

Black Panther 1/4 : Une partition sur mesure – Ode

Black Panther 2/4 : Wakanda Forever – Aria

 

Yaële Simkovitch

Yaële, tombée à 5 ans dans les séries, à 10 dans les screwball comédies américaines, à 14 dans "Loïs & Clark" a vu toutes ses passions se conflagrer violemment à 18 ans avec la découverte de "Buffy The Vampire Slayer", l’œuvre qui allait dominer sa vie adulte. Devenue aujourd'hui Geek professionnelle (pour justifier sa consommation astronomique d’œuvres de culture populaire), elle aime réfléchir aux interactions entre la fiction et le monde dans les pages de magazines pour aficionados, sur la scène de Comic Con Paris, dans des conférences de sériephiles ou dans son podcast Parlons Pop et Parlons Bien. Dans sa seconde vie, elle écrit des scénarios et est consultante en écriture de série.

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