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The mortal instruments, la cité des ténèbres : critique

Faut que cela cesse !!!

 Tout ce qui se rapproche d’une saga littéraire de plus de 3 tomes ayant obtenu au pire le millier de ventes auprès de jeunes pucelles en manque de pseudo-séducteurs blafards, s’arrache à prix d’or. Chaque studio tente d’amener sa pierre à l’édifice brinquebalant de l’héritage d’Harry Potter et de Twilight. Nouveau méfait de cet automne, The mortal instruments, réalisé par Harald Zwart (La panthère Rose 2, The karaté Kid 2010) et tiré des romans écrits par Cassandra Clare. Vampires, loup-garous, sorcières, anges, démons, The mortal instruments brasse tout et rien pour le grand plaisir des adolescents ignorants du nouveau millénaire.

Avis aux producteurs américains farfouillant actuellement dans les divers rayons littérature de  Wallmart. Arrêtez de nous meurtrir à coup de pieu dans le cœur avec des produits insipides remplis de guimauve. Arrêtez de mettre en scène une jeune pubère amoureuse d’un type au teint pâle encapuchonné pour se la jouer badass.

S’il vous plaît, veuillez nous rendre cette jolie bande de gai-lurons partant à la chasse au trésor (Les Goonies), ces terribles chenapans en retenue un samedi matin (The breakfast Club), ou cette racaille qui sèche les cours (Ferris Bueller). Loin de nous l’idée de copie ou de pseudo-remake, on souhaite simplement retrouver cette impression d’empathie générale envers des jeunes aux modestes aspirations existentielles.

On n’espère rien, bien sûr, de nos revendications qui resteront assurément vaines. Ce qui nous ramène à repenser à cette pitoyable production qu’est The mortal instruments. Dans un New York de studio dont nous ne verrons que divers angles de rues, on suit Clary, jeune fille de 15 ans, témoin d’un meurtre, lors d ‘une soirée. Choquée, elle découvre alors l’existence d’une guerre invisible entre deux forces démoniaques et la société secrète des chasseurs des ombres. Le mystérieux Jace est l’un d’entre eux. À ses côtés, Clary va jouer un rôle crucial dans ce combat.

Harry Potter, Twilight, Sublimes créatures, les âmes vagabondes ; toujours la même rengaine. Un combat éternel entre des forces démoniaques ou extraterrestres, un amour impossible et des jeunes filles excitées dans la file d’attente devant tous les bons cinémas, criant les noms des éphémères nouvelles égéries. The mortal Instruments est à rajouter sur la liste. Brassant tous les ingrédients ayant fait le succès des sagas précédentes, The mortal Instruments n’est qu’un produit recyclé. Àu lieu de s’intéresser réellement aux vampires, extraterrestres ou sorcières, ce film s’empare de tous les ingrédients formulés pour une recette, certes efficace et sans temps mort, mais sentant bon la guimauve. Le film possède pourtant des moments épiques avec des scènes de combat trépidantes,  entrecoupées de moments tendres installant une histoire d’amour à la limite de l’impossible. Gonflé par une musique sirupeuse surlignant chaque moment important du film, comme si on ne comprenait pas ce qui se trame à l’écran, The mortal Instruments se complait dans une banalité abjecte. Pire, il ose un rapprochement improbable avec l’Empire contre-attaque, chef-d’oeuvre inégalé d’une autre saga culte, Star Wars.

N’arrivant jamais à créer sa propre identité visuelle et narrative, The mortal Instruments est un produit mort dans l’oeuf. Essayant désespérément de se raccrocher aux branches (mortes), on peine à croire dans ce film cynique, rempli de mauvaises intentions. On a pourtant bien essayé, mais avec cette constante et désagréable impression d’être pris pour un vulgaire consommateur pendant 2 heures, on aurait mieux fait de plier bagage en vous déconseillant de perdre votre précieux temps.

 

En salles  le 16 octobre ; réalisé par Harald Zwart ; avec Lily Collins, Jamie Campbell Bower, Robert Sheehan ; long métrage américain ; genre : fantastique ; durée : 2h10 ; année de production : 2013 ; distributeur : UGC distribution

Mathieu Le Berre

Enfant de la VHS, j’ai grandi entre les étalages de mon vidéo-club de quartier. Plus particulièrement les rayons Horreur-Science fiction-Fantastique et Action-Aventure. Fonctionnant à l’affect d’un synopsis accrocheur et des fameuses jaquettes peintes, véritables œuvres d’art ponctuant les meilleures scènes dudit film, j’ai avalé maintes péloches tel un glouton pour devenir un boulimique assidu.

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