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3 bonnes raisons de découvrir « L’Amour flou »

C’est à l’occasion des fêtes de Noël, en 2016, qu’est née l’idée du film. Romane Bohringer et Philippe Rebbot, avec justesse et (beaucoup) d’humour, retracent dans L’Amour flou les aléas de leur divorce et de leur projet farfelu pour maintenir leur petite famille dans la joie et la bonne humeur ! Les Écrans Terribles vous donnent trois bonnes raisons de découvrir cette pépite familiale.

Le pitch : Romane et Philippe se séparent. Après dix ans de vie commune, deux enfants et un chien, ils ne s’aiment plus. Enfin… Ils ne sont plus amoureux. Mais ils s’aiment quand même. Trop pour se séparer vraiment. Bref, c’est flou. Alors, sous le regard circonspect de leur entourage, ils accouchent ensemble d’un « sépartement » : deux appartements séparés, communiquant par la chambre de leurs enfants…

  1. Réalité devenue fiction

A l’origine du projet, il y a la réalité. Celle vécue par ce couple lors de son divorce en 2016. Un promoteur immobilier, qui montait un immeuble neuf à Montreuil, leur a alors proposé deux appartements côte à côte reliés par la chambre des enfants. Ils ont accepté et démarré presque dans le même temps le tournage de L’Amour flou, sans véritable scénario à l’époque. Le duo s’est servi de tous les moments réels qu’ils ont traversés durant cette période pour enrichir leur scénario. Le but n’étant pas de faire un documentaire, mais bel et bien de construire une fiction nourrie du réel. « Les événements de nos vies déterminaient les jours de tournage », explique Romane Bohringer. C’est cette écriture « sur le vif » qui rend le film si audacieux et authentique dans son résultat.

  1. Bohringer/Rebbot, un duo anticonformiste

Originaux et anticonformistes dans leurs choix de rôles, les co-réalisateurs brillent une nouvelle fois à l’image : l’intensité de Romane Bohringer et le flegmatisme de Philippe Rebbot font merveille. Alors que nous étions en droit de redouter que L’Amour flou tombe dans le pathos et l’ego trip, force est de constater que le résultat final est plus que réussi. L’atout majeur des deux ex-amoureux résidant sans conteste dans leur autodérision, la justesse de leurs dialogues percutants et hilarants, ainsi que l’alternance de scènes tristes et comiques. En ayant eu la force de réaliser ce film, Bohringer et Rebbot livrent un OVNI cinématographique jubilatoire et émouvant.

  1. Des seconds couteaux délicieux

Dernière raison de foncer découvrir cette pépite familiale : les seconds rôles de L’Amour flou, tous plus attendrissants les uns que les autres. A commencer par Rose et Raoul (dont la tignasse est jugée trop longue et perturbatrice pour l’identité de l’enfant par le proviseur de l’école), les enfants des co-réalisateurs, et Lady, la rondouillette basset hound de Philippe Rebbot. Reda Kateb et son chien Polo détiennent également une poignée de séquences décalées et jouissives. La députée de la « France Insoumise » Clémentine Autain est également au casting (on vous laisse découvrir le pourquoi du comment), ainsi que les parents, frères et sœurs de Bohringer et Rebbot. Une histoire de famille donc.

Réalisé par Romane Bohringer et Philippe Rebbot. Avec Romane Bohringer, Philippe Rebbot, Rose Rebbot-Bohringer, Raoul Rebbot-Bohringer, Reda Kateb… France. 1h37. Genre : Comédie. Sortie le 10 octobre 2018.

Crédits Photo : © Rezo Films.

Camille Griner

Touche-à-tout, Camille a écrit et réalisé plusieurs courts métrages, et tenu différents postes sur des projets courts (première assistante, chef opératrice, cadreuse, scripte, photographe de plateau). Elle officie également en tant que directrice de casting sur des courts et moyens métrages. En parallèle, elle écrit pour Les Ecrans Terribles et Boum! Bang!, photographie compulsivement tout ce qui l’entoure, et voue un culte inexplicable aux ratons laveurs, aux Clash et à la chèvre Djali dans "Le Bossu de Notre Dame", entres autres.

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