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Festivals,  PSSFF 2019

PSSFF #1 – Films, skate and fun

Pour sa quatrième édition, le Paris Surf and Skateboard Film Festival a ouvert ses portes en grandes pompes à l’Entrepôt dans le 14e arrondissement de Paris. Un cinéma dans lequel j’ai mis les pieds pour la première fois et qui, à l’image du festival, suinte la coolitude. Trois salles de cinéma cosy, un espace à l’étage dédié aux expositions photographiques d’Atiba Jefferson, Kevin Métallier et Thomas Busuttil, ou encore le hall réinvesti en salle de concerts… Le PSSFF sait recevoir, et on s’y sent comme à la maison (bières comprises).

La soirée d’ouverture démarre par l’immanquable présentation du festival et de son jury. Jury composé cette année de Pedro Winter (aka Busy P), producteur, DJ et fondateur d’ED Banger Records, de la réalisatrice et chroniqueuse Elisabeth Gomis, de la surfeuse et musicienne Justine Mauvin, mais également du photographe et réalisateur David Luraschi et du surfeur Jonathan Paskowitz. Le Paris Surf and Skateboard Film Festival a par ailleurs placé à la présidence de ce jury éclectique et talentueux le grand Tony Alva, l’un des membres légendaires des Z-Boys et véritable icône vivante du surf et du skate. Il semblait donc logique que la soirée d’ouverture rende hommage à cette figure de proue de cette communauté underground.

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Les festivités débutent ainsi par la projection d’un documentaire retraçant le parcours de celui qui est considéré pour beaucoup comme le parrain du skateboard moderne. C’est donc The Tony Alva Story, réalisé par Rick Charnoski et Coan « Buddy » Nichols, qui ouvre le bal. A travers de nombreux témoignages, de l’intéressé comme de ses acolytes, ce documentaire relate les débuts d’Alva, son ascension, la création de sa marque éponyme, ses déboires avec la drogue comme son retour à une existence plus clean. Le film se veut sans filtre, et Tony Alva, égal à lui-même, ne déçoit pas. Formel dans sa forme, The Tony Alva Story vaut cependant le détour pour tous ceux qui ne connaitrait pas encore le personnage et son histoire. La fin de la soirée s’est soldée par un petit trémoussage sur la musique envoûtante de Justine Mauvin, et la rencontre impromptue d’un ancien match Tinder (ne me jugez pas, on a tous des instants de faiblesse) avant un raisonnable retour à la maison pour assurer comme il se doit cette fin de semaine qui s’annonce haute en couleurs.

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King Skate © D. R.

Pour ce qui est de la programmation d’aujourd’hui, je ne peux que vivement vous conseiller de vous rendre à l’Entrepôt ce soir pour ce deuxième jour de festival. Et pour cause, il y sera projeté le superbe King Skate de Simon Safranek, en sa présence, dès 21h00. Premier documentaire sur l’histoire du skateboard en Tchécoslovaquie (quand elle s’appelait encore comme ça), le film dépeint de manière captivante la quête de liberté des skaters dans une société communiste. Entre images d’archives et témoignages, King Skate est incontestablement l’une des perles inédites de cette sélection. 

Touche-à-tout, Camille a écrit et réalisé plusieurs courts métrages, et tenu différents postes sur des projets courts (première assistante, chef opératrice, cadreuse, scripte, photographe de plateau). Elle officie également en tant que directrice de casting sur des courts et moyens métrages. En parallèle, elle écrit pour Les Ecrans Terribles et Boum! Bang!, photographie compulsivement tout ce qui l’entoure, et voue un culte inexplicable aux ratons laveurs et au groupe The Clash, entres autres.

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