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Focus

Gary Oldman en sept rôles

Oscillant constamment entre grosses productions et projets plus indépendants, Gary Oldman sera le 4 décembre à l’affiche de Mank de David Fincher sur Netflix.


Aujourd’hui âgé de 62 ans, le comédien britannique Gary Oldman foule les plateaux de tournage depuis le début des années 1980. Adepte des transformations physiques, il est notamment connu pour ses rôles de méchants au cinéma, qu’il s’agisse de Lee Harvey Oswald dans JFK (1991), du Comte Dracula, du flic Norman Stansfield dans Léon (1994) ou encore de l’horrifique Zorg. Dans le drame biographique Mank, dans lequel il campe le célèbre scénariste Herman J. Mankiewicz, connu notamment pour sa collaboration au scénario de Citizen Kane d’Orson Welles. Une nouvelle prestation des plus prometteuses qui permet de revenir sur sept rôles cultes du comédien.


Sid Vicious dans Sid & Nancy (1986) d’Alex Cox

Basé sur la véritable histoire de Sid Vicious, second bassiste et chanteur du groupe punk anglais Sex Pistols, Sid & Nancy s’attarde sur l’idylle destructrice entre le musicien et Nancy Spungen, groupie dépressive et accro à l’héroïne. Pour son premier grand rôle au cinéma, Oldman ne lésine pas sur ses moyens pour camper le plus justement possible ce personnage excessif et singulier. En effet, il a rencontré la mère de Vicious, côtoyé des toxicomanes et perdu 13 kilos. Une performance bluffante qui permet au comédien d’être fortement remarqué.


Le Comte Vlad Dracul dans Dracula (1992) de Francis Ford Coppola

Avec ce film fantastique, Francis Ford Coppola frappe fort en omettant les clichés des versions cinématographiques antérieures de la légende de Dracula. La prestation intense, toujours considérée comme un classique du genre, de Gary Oldman dans les traits du tourmenté comte Vlad Dracul pose pour de bon la réputation du comédien. Grand succès commercial, Dracula a par ailleurs été trois fois oscarisé et Oldman s’est vu auréolé du Saturn Awards du Meilleur acteur en 1993.


Jean-Baptiste Emanuel Zorg dans Le Cinquième Elément (1997) de Luc Besson

Après Léon (1994), dans lequel Oldman interprète un flic corrompu et sadique, Luc Besson offre un nouveau rôle de vilain au comédien dans son multi-primé Le Cinquième Élément. Habillé avec des costumes imaginés par Jean-Paul Gauthier, le comédien endosse avec brio le personnage de Jean-Baptiste Emanuel Zorg, fabricant d’armes machiavélique. En 1997, tandis que le film fait l’ouverture du Festival de Cannes, la première réalisation multi-primée d’Oldman, Ne pas avaler, s’affiche également sur la Croisette.


Sirius Black dans la saga Harry Potter (2004-2011) d’Alfonso Cuarón, Mike Newell puis David Yates

Avec la saga à succès Harry Potter, Gary Oldman se fait connaître auprès de nouveaux publics. Il apparaît notamment dans Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban (2004), Harry Potter et la Coupe de feu (2005), Harry Potter et l’Ordre du Phénix (2007), puis en caméo dans le dernier volet. Des grosses productions dans lesquelles il campe Sirius Black, surnommé Patmol et parrain du héros éponyme Harry Potter. En 2005, sa prestation lui vaut une nomination aux Saturn Awards dans la catégorie Meilleur acteur dans un second rôle.


James Gordon dans la trilogie Batman (2005-2012) de Christopher Nolan

Avant de se tourner à nouveau vers des projets plus indépendants, Gary Oldman rejoint le casting d’une autre saga à succès, Batman, réalisée en trois volets par Christopher Nolan. Présent sur l’ensemble de la trilogie, le comédien prête ses traits à l’incorruptible commissaire James Gordon, allié sans faille de Batman. En 2009, il reçoit la statuette du Meilleur acteur dans un rôle secondaire aux Scream Awards pour sa prestation dans The Dark Knight : Le Chevalier Noir.


George Smiley dans La Taupe (2011) de Tomas Alfredson

Tout en sobriété et minimalisme, Gary Oldman se montre des plus captivants en tête d’affiche du thriller d’espionnage multi-récompensé La Taupe, seconde adaptation du roman du même titre de John le Carré paru en 1974. Son interprétation excellente de George Smiley, officier de renseignement et archétype de l’anti James Bond, lui vaut moult trophées en festivals et sa première nomination aux Oscars en 2012.


Winston Churchill dans Les Heures Sombres (2017) de Joe Wright

On savait déjà Oldman adepte des transformations physiques, mais celle du comédien dans ce drame historique multi-primé est la plus impressionnante de sa carrière. Gary Oldman y interprète le premier ministre britannique Winston Churchill, de son arrivée au pouvoir et son succès auprès des politiciens partisans des négociations de paix avec l’Allemagne nazie. Grand succès au box office, Les Heures sombres signe l’une des plus bluffantes performances du comédien. Un rôle qui lui vaudra un lot important de statuettes, dont celle de l’Oscar du Meilleur acteur en 2018. Chapeau bas l’artiste !

Crédits Photo : Gary Oldman dans Des hommes sans loi © The Weinstein Company.

Touche-à-tout, Camille a écrit et réalisé plusieurs courts métrages, et tenu différents postes sur des projets courts (première assistante, chef opératrice, cadreuse, scripte, photographe de plateau). Elle officie également en tant que directrice de casting sur des courts et moyens métrages. En parallèle, elle écrit pour Les Ecrans Terribles et Boum! Bang!, photographie compulsivement tout ce qui l’entoure, et voue un culte inexplicable aux ratons laveurs et au groupe The Clash, entres autres.

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