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Festivals,  PSSFF 2020

PSSFF #3 : Clap de fin

Dernier jour du Paris Surf & Skateboard Film Festival qui s’est une nouvelle fois avéré riche et réjouissant malgré les masques « cache sourire » ! La bonne humeur est là, et l’équipe nous fait voyager aux quatre coins du monde. Le programme est chargé ce dimanche, avec deux sessions de projections de courts métrages (une première à 14h30, la seconde à 18h30) ainsi que la projection du quatrième et dernier long métrage en compétition : Pretending I’m A Superman. The Tony Hawk Video Game Story. Les retardataires auront par ailleurs l’ultime opportunité de découvrir Outdeh – The Youth of Jamaica (déjà projeté lors de la soirée d’ouverture) à 20h15.  

PROGRAMME DE COURTS METRAGES #2 l 14H30

Locals Only de Brent Harris (Afrique du Sud l 2019 l 13 minutes)

Locals Only nous conte l’histoire d’un skateur blanc qui invite deux skateurs noirs à se joindre à lui pour un après-midi de skate. Mais dans l’Afrique du Sud sous l’Apartheid, ce geste d’amitié va prendre une tournure inattendue. Ce court n’est pas sans rappeler Wassup Rockers (2005) de Larry Clark et Les Seigneurs de Dogtown (2004) de Catherine Hardwicke. Brent Harris nous emporte dans ce drame à la photographie soignée et à l’énergie jeune et rêveuse. Une jolie découverte également présentée en avant-première mondiale au TIFF 2019.

Roca Bruja. La légende du rocher de la sorcière de Brian Llinares & Baptiste Levrier (France l 2020 l 5 minutes)

Brian Llinares et Baptiste Levrier relatent l’une des histoires qui entoure le Rocher de la sorcière, spot de surf mythique du Costa Rica révélé dans le documentaire Endless Summer 2 (1994) de Bruce Brown. La vague de Roca Bruja captive par le magnétisme qu’exerce ce rocher crochu au pied duquel se déroule un swell parfait. Le bruit du vent, celui des vagues, comme la forme menaçante de ce rocher ont rendu cet endroit source de nombreuses légendes. Un petit aparté onirique.

Uncomfortably Comfortable de Myriah Marquez (Etats-Unis l 2020 l 13 minutes)

Myriah Rose Marquez est co-fondatrice du collectif californien de skateboard féminin GRLSWIRL. Uncomfortably Comfortable est un joli et entraînant journal intime de ses aventures nomades. Sa maladie, son départ de chez elle pour la Californie, son amour pour le skate et son crew, tout y est. Une ode à la vie, la liberté et (comme elle le dit fort bien) à apprendre toute sa vie à être « inconfortablement confortable », avant d’ajouter « Ton histoire est valable, elle est ce que tu es. Mais tu es l’écrivain de ta propre histoire ». Malgré une structure un poil brouillon par moment, ce court métrage reste marquant par les valeurs qu’il défend et la hargne de vivre de sa protagoniste.

The Wave de Juli Soonntag (Allemagne, Jamaïque l 2020 l 20 minutes)

En Jamaïque, la pratique du surf et du skate se développe de plus en plus. Alors que les surfeurs dégotent des bons spots, il est plus difficile pour les skateurs d’en trouver. C’est pourquoi, en février 2020, la fondation Concrete Jungle a démarré la construction du premier skatepark de Kingston. The Wave relate l’histoire de cette communauté à la recherche d’un spot. Une nouvelle preuve que ces disciplines rapprochent, unissent et sont un véritable style de vie.

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Pain(Full) © D. R.

Pain(Full) de Jose Ortega (Espagne l 2020 l 6 minutes)

Pain(Full) est un projet audiovisuel explorant le concept selon lequel il est nécessaire de ressentir de la douleur et de la souffrance afin d’atteindre – et d’apprécier – le bonheur. Pour mettre en images cette idée, Jose Ortega utilise la métaphore du skateboard. Mise en scène soignée, cadres graphiques,  bande originale envoûtante, ce court-métrage original est techniquement impeccable mais manque un peu de chaleur et d’énergie.

> Projection du Programme de courts métrages #2 le dimanche 27 Septembre à 14h30.

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Pretending I’m A Superman. The Tony Hawk Video Game Story © D. R.

Pretending I’m A Superman. The Tony Hawk Video Game Story de Ludvig Gür (Etats-Unis l 2020 l 72 minutes)

En 1999, la sortie de la série de jeux vidéos Tony Hawk’s Pro Skater ébranle le monde du gaming et change l’univers du skate pour toujours. Le film retrace l’histoire des skateurs et développeurs qui se sont réunis autour de ce projet pour donner naissance à l’une des franchises de jeux vidéos les plus lucratives de tous les temps. Une franchise qui a également fait entrer le nom de Tony Hawk dans l’histoire. Entre images d’archives, sessions de skate et entretiens avec les principaux intéressés, Pretending I’m A Superman. The Tony Hawk Video Game Story fera le bonheur de tous les nostalgiques de la série de jeux vidéos et vous donnera pour sûr envie d’y (re)jouer. 

> Projection du film le dimanche 27 Septembre à 16h30.

PROGRAMME DE COURTS METRAGES #3 l 18H30

Poisson Cru de Olivier Sautet (France, Tahiti l 2020 l 15 minutes)

Poisson Cru suit Matahi Drollet, aka « Le petit prince de Teahupo’o », dont le quotidien oscille entre vagues immenses et sessions guitare. Né sur l’île de Tahiti, il surfe depuis son plus jeune âge et a décroché à 16 ans à peine le titre de Tube of the Year. Dans ce court métrage aux plans léchés, le jeune surfeur repousse ses limites (sous nos yeux ébahis) sur le mythique spot de surf Teahupo’o. Le réalisateur Olivier Sautet nous offre quinze minutes de gros swell sur fond de plans paradisiaques.

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Street Flame © D. R.

Street Flame de Katerine Propper (Etats-Unis l 2019 l 12 minutes)

Court métrage qui a pris d’assaut les festivals, Street Flame dresse le portrait captivant et émouvant d’une bande de skateurs hétéroclites qui vient de perdre l’un des siens. Katerine Propper filme gracieusement ses protagonistes et retranscrit parfaitement leur esprit libre. Un esprit libre qui se heurte à la réalité, par le biais du décès tragique de leur amie Jinx, et les met donc face à un sentiment nouveau, celui de la mortalité. Un court métrage qui brille par son casting de non-professionnels et sa mise en scène en apesanteur.

Waves de Jessie Ayles (Afrique du Sud, Royaume-Uni l 2019 l 4 minutes)

Waves suit trois jeunes filles qui grandissent entre Lavender Hill et Muizenberg au Cap dans l’une des communautés les plus violentes d’Afrique du Sud. Le surf est donc un échappatoire pour le trio, un sport qui leurs permet d’oublier le temps d’une session les horreurs qu’elles vivent chaque jour.  Un documentaire poignant qui délivre un propos aussi puissant qu’émouvant en moins de cinq minutes. 

Double Sexy de Ben Mullinkosson (Etats-Unis l 2020 l 16 minutes)

Double Sexy nous offre une vision sans filtre de la culture du skateboard et des fêtes clandestines de Chengdu, capitale du Sud-Ouest de la Chine, située dans la province de Sichuan. Ben Mullinkosson réussit à rendre son projet dynamique et intéressant par le biais de sa caméra, qui suit au plus près les deux personnages principaux : un jeune DJ russe qui passe tout son temps libre sur Tinder et un jeune chinois transformiste. Des personnages hauts en couleurs qui, lorsqu’ils se rencontrent, font des étincelles (et abusent fortement d’alcool). 

The Armstrongs de Arthur Neumeier (Afrique du Sud l 2020 l 12 minutes)

Le film suit la vie d’un couple de surfeurs et de leurs huit enfants. Une grande tribu qui remet en perspective les valeurs familiales modernes. Leurs liens sont forts, entre eux mais également avec l’océan. Pour la famille Armstrong, le bien-être, l’amour, la solidarité et une connexion authentique avec la nature sont des priorités absolues. Un portrait bouleversant qui insuffle un véritable bol d’air frais à cette dernière journée de compétition.

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Marty © D. R.

Marty de Mike McKinlay (Canada l 2020 l 7 minutes)

Marty a 11 ans, fait du skate et est un fan inconditionnel du punk des années 1980. Peu de choses à ajouter, puisque Marty est tout simplement délicieux, énergique et bourré de bonnes ondes. On regrette de ne passer que 7 minutes en sa compagnie. Le coup de cœur de la journée ! 

> Projection du Programme #3  de courts métrages le dimanche 27 Septembre à 18h30.

Crédits Photo : Locals Only © D. R.

Touche-à-tout, Camille a écrit et réalisé plusieurs courts métrages, et tenu différents postes sur des projets courts (première assistante, chef opératrice, cadreuse, scripte, photographe de plateau). Elle officie également en tant que directrice de casting sur des courts et moyens métrages. En parallèle, elle écrit pour Les Ecrans Terribles et Boum! Bang!, photographie compulsivement tout ce qui l’entoure, et voue un culte inexplicable aux ratons laveurs et au groupe The Clash, entres autres.

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