Focus

Emile Hirsch en quatre prestations

Emile Hirsch, une quarantaine de rôles au compteur, a démarré à huit ans dans des films à petit budget et dans la série Sabrina, l’apprentie sorcière. Ce mois-ci au casting de Once Upon a Time… in Hollywood de Quentin Tarantino, il est aussi tête d’affiche du western Never Grow Old d’Ivan Kavanagh. Dans la peau de Patrick Tate, un croque-mort irlandais fraîchement installé dans une paisible bourgade de Californie, il fait face à un imprévisible hors-la-loi campé par John Cusack. L’occasion rêvée de revenir sur quatre rôles majeurs de la filmo de ce comédien de 34 ans.

Jay Adams dans Les Seigneurs de Dogtown de Catherine Hardwicke (2004)

Affublé d’une tignasse blonde jusqu’aux épaules, Emile Hirsch (à l’époque âgé d’à peine 19 ans) crève l’écran dans Les Seigneurs de Dogtown. Le film retrace l’histoire des Z-Boys, un groupe de skateurs californiens qui a révolutionné ce sport dans les années 1970. Le comédien y interprète avec brio la hargne et le côté aventureux de Jay Adams, l’un des skateurs les plus influents de tous les temps dont le surnom était « The Original Seed » (« La graine originelle »). Une prestation remarquée, qui vaudra à Emile Hirsch une nomination aux Teen Choice Awards dans la catégorie meilleure révélation.

Christopher McCandless, aka « Alexander Supertramp », dans Into the Wild de Sean Penn (2007)

C’est grâce à sa prestation remarquée dans Into The Wild qu’Emile Hirsch se fait définitivement connaître du grand public. Cette adaptation cinématographique du roman éponyme de Jon Krakauer relate l’histoire réelle de Christopher McCandless, un jeune Américain de bonne famille à l’avenir tout tracé, qui décide de tout quitter du jour au lendemain pour aller vivre en totale autarcie en Alaska. Largement applaudi pour ce rôle, Emile Hirsch reçoit plusieurs statuettes et nominations en festivals, en revanche son absence des nommés aux Oscars crée l’étonnement général. Mais peu importe les trophées manqués, son interprétation de Supertramp reste la plus touchante et fascinante de sa filmographie ! En choisissant Emile Hirsch, Sean Penn révèle de nouvelles facettes du comédien. Celles d’un acteur capable de grands changements physiques et doté d’une intensité hypnotique lorsqu’un cinéaste lui donne l’ampleur qu’il mérite.

Cleve Jones dans Harvey Milk de Gus Van Sant (2008)

Emile Hirsch et Sean Penn se retrouvent cette fois-ci du même côté de la caméra dans ce film qui retrace la vie d’Harvey Milk (Sean Penn), homme politique américain militant pour les droits civiques des homosexuels dans les années 1970. Il fut le premier homme ouvertement homosexuel à avoir été élu conseiller municipal de la mairie de San Francisco, avant d’être assassiné le 27 novembre 1978 par Dan White, un superviseur de la même mairie. Dans ce film biographique, Hirsch campe Cleve Jones, un activiste et fervent supporter de Milk à l’origine du Names Project AIDS Memorial Quilt (une immense courtepointe conçue comme un mémorial pour célébrer la vie des personnes décédées des suites du SIDA). Si le personnage de Jones apparaît peu dans le film, Emile Hirsch souligne encore le talent et les multiples facettes du comédien.

Lance dans Prince of Texas de David Gordon Green (2013)

Passé quasiment inaperçu en salles mais acclamé par la critique, Prince of Texas est une petite pépite à (re)découvrir ! Dans cette comédie dramatique, Emile Hirsch prête ses traits à Lance, le frère de la petite amie d’Alvin – campé par Paul Rudd (40 ans, toujours puceau, Ant-Man). Les deux compères quittent la ville et vont passer l’été à repeindre les lignes de signalisation sur les routes d’une région dévastée par les incendies. Tourné en seulement seize jours à Bastrop State Park, ravagé par des feux de forêts en 2011, Prince of Texas vaut le détours pour son atmosphère aussi fascinante que dérangeante et sa bande originale « cosmique » signée par David Wingo et le groupe Explosion In The Sky. Une nouvelle fois, Emile Hirsch prouve son talent à l’écran, mais montre également son attrait pour les projets atypiques, qu’il s’agisse de films indépendants ou à gros budget.

Never Grow Old. Sortie le 7 août 2019.
Once Upon a Time… in Hollywood. Sortie le 14 août 2019.
Crédits Photo : Emile Hirsch dans Into the Wild© Paramount Vantage. 

Touche-à-tout, Camille a écrit et réalisé plusieurs courts métrages, et tenu différents postes sur des projets courts (première assistante, chef opératrice, cadreuse, scripte, photographe de plateau). Elle officie également en tant que directrice de casting sur des courts et moyens métrages. En parallèle, elle écrit pour Les Ecrans Terribles et Boum! Bang!, photographie compulsivement tout ce qui l’entoure, et voue un culte inexplicable aux ratons laveurs et aux Clash, entres autres.

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