les-météorites-by-les-ecrans-terribles
Films

Trois bonnes raisons de découvrir « Les Météorites »


Pour son premier long métrage, Romain Laguna est retourné dans sa contrée natale, l’Hérault, afin d’y réaliser un film d’aventure hybride entre fantastique et chronique adolescente. Les Écrans Terribles vous donnent trois bonnes raisons de découvrir Les Météorites.

Le pitch : Nina (Zéa Duprez), 16 ans, rêve d’aventure. En attendant, elle passe l’été entre son village du sud de la France et le parc d’attractions où elle travaille. Juste avant de rencontrer Morad (Billal Agab), Nina voit une météorite enflammer le ciel et s’écraser dans la montagne. Comme s’il s’agissait d’un présage pour une nouvelle vie…

Raison n°1 : Un coming of age poétique

Les Météorites est un film des premières fois, le temps d’un été. Le personnage de Nina grandit sous les yeux du spectateur. On assiste à l’éveil de son corps mais aussi à celui de son rapport au monde, et plus largement de l’univers. Nina n’est pas sans rappeler le personnage campé avec brio par Noée Abita dans Ava (2017) de Léa Mysius, tant ces deux protagonistes féminines sont solaires et fascinantes. S’il n’innove pas dans les motifs indissociables du coming of age, Les Météorites parvient cependant à embarquer le spectateur en faisant graviter autour de son récit – plutôt classique – des éléments aussi étranges que captivants comme la météorite et les dinosaures. Des reptiles disparus qui ponctuent ses journées de travail, mais hantent aussi ses rêves. Alors que son meilleur ami s’est engagé dans l’armée, expliquant que Nina comme lui ne peuvent “pas rester cachés dans leur montagne”, la jeune femme ne sait pas ce qu’elle va faire de sa vie. Déscolarisée, elle se laisse porter par la vie et pense trouver la réponse à ses angoisses existentielles dans les bras de Morad. Cela ne dure évidemment qu’un temps avant qu’elle ne cherche ailleurs. Et la clé est peut-être cette météorite tombée derrière la montagne…

Raison n°2 : Une atmosphère visuelle envoûtante

Romain Laguna est revenu dans sa terre natale pour en capturer les paysages grandioses. Fils de vignerons, le réalisateur a en effet grandi dans un village à 20 kilomètres de Béziers – l’un des nombreux décors du film. Il a donc tourné sur un terrain qu’il connaît comme sa poche. Vignobles, montagnes, lacs, grottes, plaines… On sent presque le souffle du vent chaud sur notre visage (à moins que ce ne soit la climatisation de la salle de cinéma…).  Quant au parc d’attractions préhistorique dans lequel travaille Nina, il donne lieu à des séquences complètement irréelles, mais fascinantes – celles du nettoyage de l’un des dinosaures ou encore du visionnage d’un documentaire sur la météorite qui a embrasé la Terre et fait disparaître ces géants animaux en sont de parfaits exemples. Une ambiance visuelle estivale, sublimée par les comédiens locaux dénichés par la directrice de casting Anne Belliard.

Raison n°3 : Zéa Duprez, naissance d’une pépite

Le metteur en scène souhaitait des comédiens non professionnels habitants dans la région. Dix mois de casting sauvage et de petites annonces ont été nécessaires pour réunir le casting du film. L’hypnotique Zéa Duprez a été repérée par le réalisateur lors d’un concert de hip-hop. Pour sa première fois devant la caméra, la jeune fille se montre juste et spontanée sur l’ensemble des plans dans lesquels elle apparaît (la presque totalité finalement). Avec sa tâche de naissance au coin de l’œil, comme une traînée de feu, qui peut – pour les plus poétiques d’entre nous – avoir été causée par la brûlure d’une météorite, cette lycéenne semble en effet être LA jeune fille toute désignée pour le rôle. A la fois solaire et droite dans ses baskets, elle réussit par sa simple présence à capturer le regard. Le choix du format 4/3 joue aussi, captant les moindres de ses expressions et mimiques. Une révélation !

Les Météorites. Réalisé par Romain Laguna. Avec Zéa Duprez, Billal Agab, Oumaima Lyamouri… France. 01h25. Genre : Drame. Distributeur : KMBO. Sortie le 8 mai 2019.
Crédits Photo : © Les Films du Clan.

Touche-à-tout, Camille a écrit et réalisé plusieurs courts métrages, et tenu différents postes sur des projets courts (première assistante, chef opératrice, cadreuse, scripte, photographe de plateau). Elle officie également en tant que directrice de casting sur des courts et moyens métrages. En parallèle, elle écrit pour Les Ecrans Terribles et Boum! Bang!, photographie compulsivement tout ce qui l’entoure, et voue un culte inexplicable aux ratons laveurs et aux Clash, entres autres.

One Comment

  • Philippe

    ✅Vu hier! Adorable Zéa, supernaturelle, un film remarquable de réalité, actuel, jeune, reflet du monde qui nous entoure, social, humain, j’ai adoré ‼️
    Bravo #Lesfilmsduclan and co :*

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *