Été & Cinéma

Edito : L’Été en pente douce

Après vous avoir fait chanter, danser ou encore onduler de la tête avec notre thématique printanière Musique & Cinéma, l’heure d’été a (enfin) sonné pour la rédaction des Écrans Terribles après un printemps prolongé faute de beau temps, et de la riche récolte de papiers musicaux concoctée par nos rédacteurs.

Et pour l’occasion, nous avons eu envie de revenir sur des souvenirs de films et séries qui se passent et/ou évoquent l’été, des plus évidents aux plus singuliers, rédigés au fil des envies et des sensibilités de chacune des personnalités si diverses de nos rédactrices et rédacteurs.

Refuge climatisé quand les températures montent ou, au contraire, chaleur par procuration lorsque le beau temps se fait attendre, on cherche dans les salles obscures aussi bien le frisson, la sueur que le grand plongeon. D’autres associent cette saison à des films incontournables, entre blockbusters et pépites indé’, qui font, ou ont fait, la part belle à cette période de vacances : coming of age et découverte des corps à l’image de Conte d’Été (1996) d’Éric Rohmer ou plus récemment Mektoub My Love (2016) d’Abdellatif Kechiche et Ava (2017) de Léa Mysius ; comédies sur fond de sable chaud telles que Les Bronzés (1978) de Patrice Leconte ou Nos Jours Heureux (2006) d’Éric Toledano et Olivier Nakache ; action et aventures sous le soleil aux quatre coins du monde avec Les Goonies (1985) de Richard Donner, La Plage (1999) de Danny Boyle ou Moonrise Kingdom (2021) de Wes Anderson… En passant par les intemporels Les Vacances de Monsieur Hulot (1953) de Jacques Tati, Do The Right Thing (1989) de Spike Lee et Les Moissons du Ciel (1979) de Terrence Malick.

Certains réalisateurs ont par ailleurs adoré rendre nos étés plus sombres. On se rappelle tous de notre première baignade en mer plutôt anxieuse après avoir visionné Les Dents de la Mer (1975) de Steven Spielberg, ou la vision d’horreur à la vue d’une famille tout de blanc vêtue après avoir découvert le film d’horreur solaire Midsommar (2019) de Ari Aster.

Vous l’aurez compris, le cinéma nous a toujours fait vibrer – de joie, ou de peur – en créant autour de cette belle saison un véritable terrain de jeu. Contrées paradisiaques, nature verdoyante, mers turquoises, piscines flambant neuves, idylles saisonnières, sable chaud, villes brûlantes et canicule… La rédaction des Écrans Terribles vous promet des détours multiples et variés aux confins du paysage estival cinématographique et sériel tout au long de cet été 2021.

Caniculairement Vôtre,

Camille Griner

Crédits Photo : Ava © Bac Films.

Touche-à-tout, Camille a écrit et réalisé plusieurs courts métrages, et tenu différents postes sur des projets courts (première assistante, chef opératrice, cadreuse, scripte, photographe de plateau). Elle officie également en tant que directrice de casting sur des courts et moyens métrages. En parallèle, elle écrit pour Les Écrans Terribles et Boum! Bang!, photographie compulsivement tout ce qui l’entoure, et voue un culte inexplicable aux ratons laveurs et au groupe The Clash, entres autres.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *