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Cannes 2019

Un premier Cannes loin des privilèges : éclats de cinéma, émois, tracas

Journal cinéphile de Marie Labiste.

J’aime le cinéma depuis l’enfance, mais c’est à l’adolescence que cette passion s’est affirmée, avec Down by Law de Jarmusch que je suis allée voir entre deux cours au lycée. Puis il y eut les cassettes empruntées en cachette, Taxi Driver ou L’Exorciste. Depuis janvier 2018, je fais partie du comité de sélection du 32! Ciné, un ciné-club de quartier situé dans le sud du 14ème arrondissement de Paris. Proposer des films au public, les lui présenter sont des plaisirs à chaque fois renouvelés. Il s’agit non seulement de partager un héritage patrimonial, mais de proposer aussi des films plus rarement montrés, comme Le Quartier du corbeau de Bo Widerberg, qui sera programmé en 2020. La Nouvelle Vague suédoise, un beau programme.


Estampe chinoise et lieux en marge

Fraîchement accréditée, Cannes 2019 fut mon premier festival… Une fois sur place, passés le blues et la fatigue, il a fallu perdre quelques illusions. La complexité de l’organisation conduit fatalement à certains renoncements. Ainsi, je ne verrai aucun film de la Compétition officielle au Palais. C’était le rêve de certains. Mais a posteriori, je n’en conserve aucun regret, insensible sans doute au faste et aux privilèges. J’ai découvert des salles plus intimistes et des sélections parallèles qui m’ont offert des regards singuliers sur le monde. C’est dans une salle un peu éloignée de l’effervescence cannoise que j’ai découvert le très beau Dwelling in the Funchun Mountains,  fresque sociale et mélancolique de Gu Xiaogang, qui a clôturé La Semaine de la Critique. Rien d’esthétiquement gratuit dans cette ode à la lenteur, qui ne masque pas la brutalité du boom économique de ce district de Shangaï, voué à la démolition. Je me souviens encore de ce fascinant travelling qui suit un nageur le long des berges de la rivière Funchun, elle-même représentée dans la peinture de Huang Gongwang, qui donne son titre au film. Impermanence et spiritualisation de la nature d’un côté, étrangeté d’un monde en mutation de l’autre. Et cette gangrène de la modernité n’est pas sans rappeler An Elephant is sitting still, le testament funèbre de Hu Bo. Le privilège du festival tient aussi à cette possibilité de tisser des liens entre des films qui prennent le pouls de notre monde, entre utopie impossible à atteindre pour Bo et beauté salvatrice chez Xiaogang.


Filmer les femmes

Ces heures d’attente devant les salles de cinéma, plaie du festival, laissèrent aussi place à des confidences inattendues, voire surprenantes. Ainsi Portrait de la jeune fille en feu, le très beau film de Céline Sciamma, suscita quelques réserves, à ma grande surprise. « Impossible à montrer dans un ciné-club de province ». « Une histoire entre deux femmes, ça me gêne à l’écran », avouent deux responsables de ciné-clubs provinciaux. Surprenant de le part de ces deux femmes dont l’âge me laisse supposer qu’elles ont dû vivre les émancipations de 68. A l’inverse, une étudiante aux Beaux-Arts de Rennes d’avouer « Ça fait du bien de voir un film sans hommes ». Oui, le parti-pris de reléguer les hommes hors-champ et d’installer le spectateur au cœur de ce microcosme féminin où la parole est rare fut une expérience intime assez jouissive. Et le plaisir est renforcé par l’insularité, qui isole et magnifie les ardeurs. Si l’ouverture lorgne de manière trop explicite vers La Leçon de piano de Campion, dont je n’aime pas le lourd dispositif, la réalisatrice s’affranchit ici des références et parvient à imposer son propre regard sur les femmes. Si Sciamma a pu citer Bergman dans sa façon de scruter les visages, elle trouve une façon personnelle d’épouser les lignes, les courbes et les carnations, avec une caméra fluide et presque caressante. Mais on est séduits aussi par ces instants où le récit bascule dans le fantastique, dynamitant la belle image. Ainsi l’apparition du fantôme d’Héloïse, arrachée à un présent impossible à vivre, ou encore la présence irréelle de celle-ci, prête à se laisser consumer par le feu qui dévore le bas de ses vêtements. Et c’est aussi dans ces interstices, où pulsion de vie et désir d’anéantissement s’entremêlent, que le film trouble. Que Sciamma n’ait été seulement récompensée par le Prix du scénario déçoit franchement tant cette incursion subtile dans le mythe d’Orphée méritait une autre reconnaissance.


On est forcément tentés de s’interroger sur ses désirs de spectateur au fil des projections. Et ces désirs renvoient un peu à des identités multiples


On est forcément tentés de s’interroger sur ses désirs de spectateur au fil des projections. Et ces désirs renvoient un peu à des identités multiples avec lesquelles il faut composer. Oui, il y a ces récits d’initiation qu’on aime parce qu’ils nous sont familiers, mais peut-être flirtent-ils trop avec un livre d’images dont nous connaissons trop bien l’agencement et le parcours. J’attends parfois de pouvoir plonger en eaux troubles. Et c’est le taïwanais Midi Z qui a comblé cette attente, avec le superbe Nina Wu, dont l’actrice principale a écrit le scénario. Justement récompensé dans la sélection Un certain regard, le film est à lui seul un singulier voyage mental épousant les tourments du personnage féminin. Wu livre un fascinant travail sur les couleurs, les sons et les espaces claustrophobes. Il transcende son sujet en s’appropriant de façon inédite le genre du thriller paranoïaque. Une seule réserve cependant. Le vrai point de départ du film, à savoir la place des femmes dans le monde cannibale du cinéma, n’est pas assez interrogé dans sa seconde moitié du film. Inspiré par l’affaire Weinstein, Nina Wu est porté par l’actrice Wu Ke-xi, au jeu impressionnant. Celle-ci a d’ailleurs avoué que le scénario dont elle est l’auteure est en partie inspiré par son expérience. Cela aurait pu donner lieu à une belle collaboration entre un metteur en scène et une interprète qui se réapproprie son histoire et se place cette fois en sujet. Mais précisément ce travail de réappropriation et de catharsis est éclipsé par les sortilèges de la mise en scène. De plus, le choix de sonder les méandres de la psyché fragile de Nina, invalide dangereusement le projet initial. Si Nina est folle, ses traumatismes relèvent alors peut-être du fantasme.

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Wu Ke-Xi dans Nina Wu. Copyright Epicentre Films

On lutte souvent contre le temps à Cannes. Ainsi je n’aurai pas eu le temps de voir Papicha de Mounia Meddour, A vida Invisível de Euridice Gusmão et Chambre 212 de Christophe Honoré, sélectionnés pour Un Certain Regard. Les liens de sororité, la liberté sexuelle ou la liberté tout court sont autant de sujets que ces films abordent et que j’aurais aimé voir traités. Et j’ajoute aussi avec satisfaction, que la sélection d’Un certain Regard a fait la part belle cette année aux réalisations féminines. Quant à Liberté de Serra, sélectionné aussi dans Un Certain Regard, voici un film que j’aurais aimé aimer, parce que le 18ème siècle est rarement abordé aujourd’hui sous l’angle du débat sadien, et parce qu’ici la parole et la transgression sont également réparties entre les sexes. Mais la stricte observance des unités classiques de temps et de lieu aura raison de mon ennui. Je garderai le souvenir d’une splendide nature morte, là où j’attendais des mots moins susurrés et une théâtralité plus flamboyante.

Mais la frustration tient aussi à cette impossibilité de saisir, faute de temps ou de hauteur de vue, la cohérence ou les audaces des sélections parallèles. Cannes, c’est aussi et surtout saisir des bribes et devoir faire des choix arbitraires. Et il y aussi les films dont on entend parler ici et là dans les files d’attente, comme Intermezzo de Kechiche. Avant lui, je me souviens du scandale suscité en 2003 par le beau et mélancolique road-movie de Gallo The Brown Bunny. Les anathèmes me lassent et ces films-là, par qui le scandale arrive, méritent d’être mûris autant que les autres. J’attends de pouvoir m’élever au-dessus du débat autour des « corps objectivés » de Kechiche et de décider si ces danses exténuées ont oui ou partie liée avec la mort ou l’esthétique cubiste.


La Quinzaine et l’époque

Parmi les films de La Quinzaine que je voudrais défendre, Oleg de Juris Kursietis a ma préférence, tant le point de vue et la mise en scène s’imposent avec force. Oleg, travailleur migrant sans identité, traverse une Europe fantomatique. Entre ultra-réalisme et spiritualité assumée, le parcours de ce jeune travailleur letton est placé d’emblée sous le signe de la soustraction. La scène initiale de l’amputation accidentelle inaugure un parcours d’exploitation et de spoliation. A certains instants, les déambulations du personnage ne sont pas sans rappeler les errances de Yatzek dans Tu ne tueras point de Kieslowski. Même caméra instable qui saisit l’inquiétude d’un visage et les hasards calculés d’une errance. Même destin pressenti et pourtant éludé ici par la très belle scène finale de rédemption. Voici un film très personnel, qui saisit l’époque à travers un parcours quasi dostoïevskien.

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Valentin Novopolskij dans Oleg. Copyright Arizona Distribution

C’est aussi cette ligne de fuite qui m’a séduite dans Roubaix, une lumière de Desplechin, l’un des rares films de la Sélection officielle que j’ai pu voir. Ce n’est pas un film aimable de prime abord, et puis c’était my last movie, le sommeil me gagnait et d’emblée je savais que le récit allait m’échapper. Ce sont les visages de Marie et Claude (Sara Forestier et Léa Seydoux), marqués par la vie, qui resteront. Le cinéma c’est aussi le visage, et comme Desplechin est malin, il a eu le culot d’imposer l’improbable passion d’une jeune recrue de la police pour Levinas. Cette audace est davantage une maladresse, car par ailleurs, la nouvelle incursion du réalisateur dans une réalité sociale douloureuse et plombée s’avère courageuse. Et puis, il y a ces scènes d’interrogatoire filmées comme des confessions bernanosiennes. Echo de Bonnaire à la dérive chez Pialat, Seydoux et Forestier chez Desplechin forment ici une magnifique sororité.


Adolescences

L’arrivée brutale du jeune Paul qui trimballe son adolescence et sa vie déjà bancale a de quoi séduire dès les premières minutes de Port Authority de l’Américaine Danielle Lessovitz. Le film nous rappelle le meilleur du ciné indé : ses paumés, ses amours non conformistes et la rue, où tout arrive. Mais la suite est sage. On attendait un film à la hauteur de son sujet, le choc amoureux entre un petit blanc taiseux et un transgenre noir. Mais la réalisatrice accumule les clichés et ne convainc pas. Je n’ai vu que frilosité dans la façon de filmer la ville dont on aurait aimé sentir la pulsation. C’est cela aussi que j’étais venue chercher dans ces sélections parallèles, une incarnation, des corps ou des lieux et un jusqu’au-boutisme. Même les séances de voguing manquent de chair et on en viendrait presque à regretter les transes de Climax. Et surtout on aurait voulu que la réalisatrice explore un trouble sexuel assez peu abordé au cinéma et sonde la masculinité vacillante de Paul et ses ambiguïtés, au lieu de nous imposer les poncifs éculés de la romance. Cela aurait pu être un film étrange et beau sur un garçon qui ne se connaît pas.


Ce film-là, beau et sauvage, supplante infiniment les objets frelatés qui s’évanouissent aussitôt vus. Et peut-être faudrait-il ne pas les avoir déjà vus pour ne pas éprouver le manque et le vide…


Alors j’arpente les rues, je prends des bus qui longent la mer grise, je me surprends à vouloir capter quelque chose de l’italianité des rues de Cannes avec mon portable et m’abstraire un peu de la course folle. Mais il faut repartir, et le périple ressemble enfin à une quête. On voudrait être surpris, conquis, déstabilisé et des film aimés reviennent à la mémoire. L’errance toujours : de Dans la ville blanche d’Alain Tanner (1982) à La Bocca del lupo de Pietro Marcello (2009) qui filme avec âpreté les amour d’Enzo et de Mary, le transsexuel. Ce film-là, beau et sauvage, supplante infiniment les objets frelatés qui s’évanouissent aussitôt vus. Et peut-être faudrait-il ne pas les avoir déjà vus pour ne pas éprouver le manque et le vide… Le désir de Fassbinder n’est pas loin.

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Camila Morrone dans Mickey and the Bear (sélection ACID). © DR

Le parcours de la jeune Mickey présenté à L’Acid me réconciliera un peu avec un âge que le cinéma aime filmer, parce que tout s’y joue, des choix à construire et des fragilités à dépasser. Mickey and the Bear, d’Annabelle Attanasio, joue admirablement de la répartition des espaces, entre huis clos incestueux et échappées vers l’ailleurs. Ailleurs que la jeune fille ne peut se résoudre à embrasser, assaillie par la culpabilité de devoir abandonner un père vétéran, aux prise avec ses démons. Les échappées de Mickey, ce sont les virées avec un petit ami qui n’a pas grand-chose à lui offrir sinon un avenir terne, c’est la rencontre avec un jeune métis qui saura comprendre son envie d’échapper à la prison du Montana. Ce ne sont pas les amours adolescentes qui intéressent la réalisatrice, mais cette archéologie secrète dont le spectateur devient amoureux : les replis de la conscience où culpabilité et désir d’émancipation livrent combat, jusqu’au jubilatoire plan final. Mickey et avec elle toute sa jeunesse entravée et souillée larguent les amarres dans une course éperdue. Son visage filmé frontalement dans la vitesse de la fuite se décompose en d’étranges surimpressions, comme autant de multiples possibles à conquérir. Voilà un beau film qui sait dépasser les clichés de l’émancipation adolescente, en faisant le pari de la lenteur et du mûrissement contre l’hystérie et le voyeurisme.


Guerres et génocide

Voici trois films qui auront suscité des réactions diamétralement opposées : Nuestras Madres, Une vie cachée et Une grande fille. Tout est question de regard du metteur en scène. D’un côté l’intime, le clair-obscur et les l’entrelacement subtil de l’intime et du collectif dans Nuestras Madres du guatémaltèque César Díaz, qui procède à la lente exhumation de la mémoire génocidaire. De l’autre une exhibition constante des moyens du cinéma qui étourdit et violente. Il m’a fallu supporter jusqu’à la nausée les contre-plongées malickiennes dans Une vie cachée, l’ivresse d’une caméra qui n’est jamais au service du sujet, mais impose une virtuosité creuse. Jamais l’hubris de Malick n’a autant provoqué le malaise. Et cela semble d’autant plus paradoxal que c’est précisément ce que le film cherche à conjurer, dans un parcours christique trop appuyé.

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Une jeune fille de Kantemir Balagov. Sortie France : 21 août 2019. © ARP Selection

J’attendais beaucoup en revanche d’Une jeune fille de Kantemir Balagov dont j’avais aimé Tesnota, récompensé du prix de la mise en scène pour Un Certain Regard. Là aussi, le réalisateur fait le choix du privé et de l’intime. On est d’abord sensible au travail du cadrage et on n’est pas surpris d’apprendre que Balagov a fait ses armes auprès de Sokourov qui privait volontairement ses étudiants de nourritures cinématographiques, pour les abreuver exclusivement de musique, de peinture et de littérature. Mais cet esthétisme est aussi la limite du film et lui fait perdre en puissance narrative. Les efforts restent vains pour faire surgir l’innommable des traumatismes de Leningrad et incarner un lien autant charnel qu’ambigu entre les deux femmes. On est loin de l’incandescence de Tesnota.


Fugues et Lovecraft

Il y a eu aussi le plaisir d’être embarquée dans d’improbables voyages. Perdrix de Erwann Le Duc et Give Me Liberty de Kirill Mikhanovsky sont de ceux-là. Dans Perdrix, le burlesque côtoie l’absurde et le surréalisme. Ce film-là revisite avec brio la comédie amoureuse sans jamais écorner la pureté des sentiments. A ce titre, la fugue des amants, dans une séquence nocturne et surréelle, est la plus belle scène du film. Enfin une proposition de cinéma audacieuse qui sait pulvériser les genres et gagner son statut de comédie d’auteur. Cette même inventivité anime Give Me Liberty, course folle et nocturne à laquelle se superpose le cauchemar burlesque et urbain d’After Hours de Scorsese. Le film aurait atteint d’autres sommets, s’il avait osé s’aventurer avec moins de candeur et de bons sentiments dans une Amérique communautaire. On se prend à rêver à un grand tableau halluciné façon Bosch.

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Maud Wyler et Swann Arlaud dans Perdrix. Sortie France : 14 août 2019. © Pyramide Distribution

Le voyage est presque terminé et j’aime me dire qu’il fut autant géographique que mental. Il se termine par le film que j’attendais avec fébrilité, le nouvel opus de Eggers, The Lightouse. Il faut dire que qu’il avait tout pour susciter ma curiosité : le noir et blanc granuleux, la Nouvelle Angleterre et les fantômes de Lovecraft et Melville. On y retrouve cette même exploration de l’interdit qui était déjà au cœur de The Witch, peut-être à ce jour la seule obsession de Eggers. Le réalisateur, qui s’est attelé au genre difficile du huis clos, n’évite pas toujours les pièges de la théâtralité et d’une mise en scène poseuse. Il reste les monologues shakespeariens déclamés par Dafoe, qui auraient pu donner de splendides moments de cinéma. Ma déception fut donc à la mesure de mes attentes. J’ai eu l’impression de devoir supporter les efforts surhumains du réalisateur pour imposer in fine un exercice un peu scolaire et très empesé. Eggers a échoué dans ce renouvellement du genre horrifique, mais je continue à espérer en son cinéma. Un jour peut-être livrera-t-il son grand voyage au cœur des ténèbres.

Un grand manque malgré tout : celui de n’avoir pu voir Parasite. Dans le train du retour, la palme n’était pas encore connue, même si les rumeurs laissaient peu de doute sur l’issue finale du palmarès. Quelle joie de voir que le jury ne s’y est pas trompé en récompensant le réalisateur de Mother. À travers Bong Joon-ho, c’est un cinéma subversif, explorant inlassablement notre monde avec une audace inouïe qui est honoré. C’est un cinéma dont je suis l’adoratrice depuis une dizaine d’année seulement, mais avec quelle passion. Et j’égrène avec délice les noms des autres, Park Chan-wook, Kim Jee-woon, Hong Sang-soo ou encore Lee Chang-dong, afin qu’ils ne soient pas oubliés. Voici un petit kaléidoscope, ou mieux une Laterna magica qui éclaire une odyssée coréenne pleine de poésie, mais aussi de bruit et de fureur.

Photo en Une : Cho Yeo-jeong dans Parasite. © The Jokers / Les Bookmakers.



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